Utiliser des matières premières naturelles


Pernod Ricard utilise des matières premières naturelles pour composer ses vins et spiritueux : raisin, céréales, betterave (servant à produire l’alcool), canne à sucre et plantes aromatiques.
Pour protéger ces ressources naturelles, le Groupe applique les principes de l’agriculture raisonnée et favorise la protection de la biodiversité.

Promouvoir une agriculture raisonnée


L’agriculture raisonnée correspond à une « démarche globale de gestion d’exploitation qui vise, au-delà du respect de la réglementation, à renforcer les impacts positifs des pratiques agricoles sur l’environnement et à en réduire les effets négatifs, sans remettre en cause la rentabilité économique des exploitations ». (Source : ministère de l’Agriculture et de la Pêche). 

La démarche d’agriculture raisonnée se fonde notamment sur les principes suivants : 
- préserver sur le long terme la fertilité des sols,
- lutter contre l’érosion des sols par des pratiques appropriées,
- réduire les risques de pollution du milieu naturel par les fertilisants en équilibrant la fertilisation (dates et doses d’apport adaptées aux besoins des plantes) et en ne faisant usage de produits phytosanitaires que lorsque cela est nécessaire et justifié,
- participer à une gestion économe et équilibrée des ressources en eau. (Source : ministère de l’Agriculture et de la Pêche). 

Systématiquement mis en œuvre dans les domaines viticoles gérés en propre par le Groupe (plus de 10 000 hectares à travers le monde), ces principes ont également été étendus aux fournisseurs de Pernod Ricard.

En Nouvelle-Zélande, un procédé de valorisation des déchets de production a été mis en œuvre : les marcs compostés sont réincorporés dans les vignobles. En 2006/2007, 1300 tonnes de marcs (résidus de vinification) ont ainsi été compostés et réutilisés comme fertilisant. Résultat : les apports d’engrais minéral ont diminué de 280 tonnes et ceux de matière organique de plus de 2 000 tonnes.
De plus, la filiale locale Montana utilise des techniques biologiques (pièges à phéromones) ou physiques (filets) respectueuses de l’environnement pour protéger ses vignobles des insectes ou des oiseaux.

En Arménie, les viticulteurs de la filiale Yerevan Brandy Company, 1er producteur de brandy arménien, bénéficient des conseils d’une équipe intégrée de 7 agronomes pour optimiser les traitements phytosanitaires et les apports de fertilisants. Ces dernières années, les efforts de la filiale ont porté notamment sur la valorisation des déchets solides qui sont dorénavant recyclés et sur celle des sous-produits de distillation (vinasses). Auparavant rejetées dans les réseaux publics, les vinasses permettent de convertir des sols salins de la région en terres arables et constituent un engrais organique pour les terres locales.

En Argentine, l’irrigation traditionnelle est progressivement remplacée par du goutte-à-goutte. L’économie d’eau annuelle moyenne avoisine les 6 000 mètres cubes par hectare.

A Livramento au Brésil, les stations de préparation des produits de traitement ont été équipées d’aires de rétention pour éviter la pollution des sols. En outre, des méthodes de plantation performantes ont été appliquées pour limiter l’érosion.

En France, le Cognac Martell porte une attention particulière aux effluents viticoles : des aires de lavage des matériels agricoles adaptées à l’épuration biologique des eaux usées ont été mises en place.


Protéger la biodiversité


Un exemple, parmi d’autres, illustre la volonté de Pernod Ricard de préserver la biodiversité : la mise en culture de la grande gentiane jaune

Cette plante pousse à l’état sauvage dans les zones d’alpage. Elle peut vivre 50 ans et met 10 ans à fleurir la 1ère fois. La grande gentiane jaune est essentielle à la fabrication de l’apéritif Suze : elle lui apporte son amertume. 

Dès les années 1970, cette plante fait l’objet d’études de mise en culture. Objectifs : préserver les zones d’alpage et limiter l’exploitation de la flore sauvage. Résultats : en 2006, Pernod Ricard exploite directement 70 hectares de gentiane de culture qui couvrent 50 % de ses besoins.